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Retour à la listePLUSIEURS PROFESSIONNEL(LE)S DE LA SANTÉ CONSIDÈRENT QU’ILS N’AURONT PAS À OFFRIR DES SERVICES AUX MEMBRES DES PREMIÈRES NATIONS ET AUX INUITS S’ILS NE TRAVAILLENT PAS DIRECTEMENT DANS UNE COMMUNAUTÉ AUTOCHTONE OU EN PARTENARIAT AVEC L’UNE D’ELLES. POURTANT, AU QUÉBEC, PLUS DE 50 % DES AUTOCHTONES RÉSIDENT EN MILIEU URBAIN, SOIT À L’EXTÉRIEUR DE LEUR COMMUNAUTÉ. IL EST DONC PROBABLE QU’AU COURS DE LA CARRIÈRE D’UN PROFESSIONNEL OU D’UNE PROFESSIONNELLE DE LA SANTÉ, CE DERNIER OU CETTE DERNIÈRE AIT À OFFRIR DES SERVICES À AU MOINS UNE PERSONNE ISSUE DES PREMIÈRES NATIONS ET INUITS.
Population mobile et croissante Le phénomène de mobilité des Autochtones vers les villes est en croissance constante depuis plusieurs années au Québec comme au Canada. Il s’inscrit dans les modes de vie des Autochtones dans les parcours des familles et dans les trajectoires des individus. D’ailleurs, une cinquantaine de villes ou villages du Québec sont habités ou fréquentés de manière significative par les Autochtones. Les raisons pour s’établir en ville sont nombreuses? : poursuivre des études, chercher du travail, trouver un logement ou encore recevoir des soins médicaux.
Cette mouvance a un très grand impact sur la nécessité, la qualité et la quantité de services offerts dans les villes. En effet, en plus d’offrir des services aux Autochtones vivant de manière permanente en milieu urbain, les organisations doivent aussi élargir leur prestation de services à ceux qui y sont de passage à court, moyen et long terme et s’assurer d’établir des liens avec les fournisseurs de services dans les communautés, établissant ainsi un continuum de services efficaces pour les Autochtones en mouvement.
Pratique en milieu urbain
Les Centres d’amitié agissent comme des pôles de convergence pour les Autochtones, qu’ils résident de manière permanente ou temporaire en milieu urbain ou qu’ils soient uniquement de passage dans la ville. Au Québec, on retrouve des Centres d’amitié autochtones dans plus de 14 villes, dont Montréal, Québec, Chibougamau, Joliette, La Tuque, Maniwaki, Gatineau, Val-d’Or, Senneterre, Sept-Îles, BaieComeau, Trois-Rivières, Shawinigan et Saint-Michel-des-Saints.
Ces Centres sont des endroits culturellement sécurisant et pertinent. Ils offrent une large gamme de services qui s’adaptent continuellement aux besoins des Autochtones. La sécurisation culturelle y est d’ailleurs une démarche à l’œuvre depuis plus d’une décennie, se traduisant notamment à travers l’implantation de cliniques en santé autochtone. L’offre de ces cliniques de services de premières lignes peut varier, mais elles mettent toutes de l’avant une approche holistique. On y retrouve d’ailleurs plusieurs professionnel(le)s de la santé, dont des ergothérapeutes. Il peut être pertinent de vous référer à l’un de ces Centres puisqu’ils bénéficient d’une vaste expertise auprès de cette clientèle.
Pratique au sein d’une communauté autochtone
Pour les ergothérapeutes œuvrant dans une communauté autochtone, il est important de savoir que chacune d’elles a sa propre façon de fonctionner et que l’offre de services est très variée d’une communauté à l’autre. On y retrouve parfois des dispensaires, des Centres de santé ou même différents types d’hébergement avec services (ex. : CHSLD) afin de répondre aux besoins de la population de la communauté. Il est toujours pertinent de se référer directement au conseil de bande de la communauté afin d’obtenir de plus amples informations quant aux spécificités des services offerts.
Différents programmes clefs
Peu importe le lieu de pratique de l’ergothérapeute, plusieurs programmes apportent un soutien aux Premières Nations et aux Inuits au Canada et il est pertinent de bien les connaître comme professionnel(le)s de la santé puisqu’ils peuvent apporter un soutien supplémentaire à cette clientèle. Pensons notamment au programme Services de santé non assurés pour les Premières Nations et les Inuits ainsi qu’au Principe de Jordan. Le premier couvre, entre autres, de nombreux équipements médicaux et des fournitures médicales, dont certaines aides à la mobilité, aides à la réalisation de soins personnels, etc. Le deuxième étant pour les enfants autochtones n’ayant pas atteint la majorité. En fait, le Principe de Jordan permet de combler toutes sortes de besoins en matière de santé, de services sociaux et d’éducation pour les enfants issus des Premières Nations. Des demandes individuelles ou de groupe peuvent être faites à ce programme.
Vous pouvez consulter le site du gouvernement du Canada afin d’en apprendre davantage au sujet de ces deux programmes, de leur modalité et des critères d’admissibilités :